-  les dalmatiens de la Tour de la Bastide

Origines de la race

    Dans sa table de l’ordre des chiens établie en 1770, Buffon, le naturaliste français situe l’origine du dalmatien en Asie et croit y voir un croisement avec le braque du Bengale, une race disparue de nos jours.

 

Cilfford Hubbard, éminent cynologue, écrivain réputé, fait remarquer dans son ouvrage « The Dalmatian » que l’ancêtre du dalmatien est très certainement le pointer d’Istrie auquel il ressemble beaucoup par ses formes et sa silhouette, mais également par la régularité de ses taches.

 

Idstone cite un traité de cynologie publié à Cadix en 1556, où il est question d’un chien décrit comme étant intermédiaire entre le limier des comtés méridionaux et le lévrier : «  léger mais robuste, de poitrine large, des petites oreilles, de robe blanche tachetée de marques noires et régulières appartenant à des princes musulmans des Indes ».

 

Catherine Gore en 1973 dans son livre « Dalmatians » écrit qu’il est probable que différents types de chien ont contribué dans le passé à produire le dalmatien. Un de ses ancêtres est sans doute un chien de la région du Bengale. En Europe, le Pointer d’Istrie lui a donné certaines caractéristiques. Un croisement avec le dogue harlequin a pu aider au patron de robe. Le Talbot anglais à la base des actuels Fox Hounds anglais a également apporté sa touche.

 

Plus récemment dans son livre « Dalmatiner » de 1996, Horst Biefeld fait mention qu’un évêque, un certain Petrus Bakish aurait fait mention en 1719 de notes de l’an 1374 qui signalaient « un canus dalmaticus » : c’était un chien de chasse à taches noires ou brunes de la même taille que notre dalmatien actuel. D’après cette source, le dalmatien était utilisé pour suivre la trace du gibier et ensuite l’attraper. En aboyant de différentes manières, ce chien informait les chasseurs qui le suivaient de la nature du gibier qu’il poursuivait, où celui-ci se trouvait et s’il avait éventuellement déjà attrapé l’animal.

Cet auteur relève que le dalmatien a une morphologie et un aspect extérieur semblables à la fois à ceux du Pointer originaire d’Espagne et aux chiens courants des pays orientaux, dont beaucoup vivent dans les pays allant de la Grèce à la Pologne.

Pointer d’Istrie

Race très ancienne,  appréciée depuis toujours en Istrie dont les origines mystérieuses sont sûrement communes avec celles des chiens courants italiens.

Pieter Boel. Peintre flamand né en

1626 à Anvers et mort en 1674 à Paris. Il voyage probablement en Italie vers 1650, et travaille avec Charles Le Brun. Il occupe une place particulière parmi les nombreux artistes flamands qui, sous Louis XIV, travaillèrent à la Manufacture des Gobelins. Ses peintures d'animaux servaient de modèles pour les tapisseries des Mois ou Maisons Royales exécutées sous la direction de Charles Le Brun.
Boel représenta les animaux de la toute nouvelle et déjà prestigieuse Ménagerie de Versailles -célébrée par La Fontaine et Madeleine de Scudéry. Oiseaux et mammifères venant de France ou acquis à prix d'or dans des contrées exotiques. De ce fonds d'études peintes, 81 sont repérées à ce jour. Parvenues des Gobelins au Louvre en 1823, elles furent dispersées en
1892 entre divers musées de province et le Louvre sous le nom de François Desportes, avant d'être réattribuées à Boel vers 1960 sur la foi d'un ancien inventaire que confirment d'autres pièces d'archives négligées jusqu'ici.